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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 08:56

 

stopBPAjpg.jpgAprès trois années de travail, l’Anses vient de publier un avis important sur les risques liés au Bisphénol A (BPA). Rappelons que le BPA est à la base de la fabrication du polycarbonate, un plastique employé dans de nombreux objets de la vie courante (CD, lunettes, pièces auto) mais aussi dans des emballages alimentaires : biberons, bouilloires, bonbonnes d’eau, revêtement intérieur de certaines boîtes de conserve ou canettes.

 

Le travail de l’agence s’est focalisé sur les enfants à naître, faute de données toxicologiques suffisantes sur les autres catégories de la population. Il apparaît que l’exposition des fœtus au BPA pourrait avoir des conséquences à long terme sur divers organes ou fonctions biologiques. Les experts ont qualifié de « négligeables » les risques pour le cerveau, l’appareil reproducteur femelle ou le métabolisme. En revanche, ils soulignent un risque sur le développement ultérieur de cancer du sein. Ce résultat n’est certes pas démontré de façon incontestable mais il présente un niveau de confiance qu’une majorité des experts a qualifié de « modéré ».

 

L’Anses a également quantifié les principales sources d’exposition au BPA, confirmant le rôle majoritaire de l’alimentation (84% de l’exposition pour la femme enceinte) devant les voies respiratoires et cutanées. Avec 50% de l’exposition totale, les aliments en conserve apparaissent comme des contributeurs majeurs. Il est par ailleurs préoccupant de constater qu’il existerait une contamination large des aliments dont l’origine est non identifiée mais qui contribuerait à 25% voire 30 % de l’exposition totale

 

Ce nouvel avis vient confirmer la nécessité de réduire l’exposition de la population au BPA, nécessité qui s’est traduite en France par l’adoption d’une loi interdisant ce matériau dans les emballages alimentaires à compter du 1er janvier 2015. Compte tenu de la nouvelle évaluation réalisée par l’Anses, cette échéance est pour la CLCV trop tardive et nous demandons aux parlementaires et au gouvernement de la ramener au 1er janvier 2014.

 

D’ici là, la CLCV appelle les professionnels et les pouvoirs publics à se mobiliser pour développer des alternatives fiables et correctement évaluées au BPA. A cet égard, le remplacement dans les tickets de caisse du BPA par le BPS, qui présente des caractéristiques chimiques très voisines, est l’exemple même à ne pas suivre. Nous demandons également un étiquetage des produits alimentaires contenant du BPA afin d’assurer l’information des consommateurs. Enfin, compte tenu des échanges de produits alimentaires au sein de l’Union européenne, il est indispensable de travailler à une harmonisation communautaire de l’évaluation et des règles encadrant cette substance.

Dossier suivi par Charles Pernin

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 15:24

 

Depuis plusieurs décennies, des dizaines de milliers de tonnes d'algues vertes viennent, chaque année, s'échouer sur les plages bretonnes. Les premières apparitions du phénomène datent de 40 ans dans la baie de Plestin-les-Grèves, en Bretagne Nord. Ces algues, accumulées, peuvent provoquer des troubles de santé importants voire s'avérer mortelles. Elles ne sont que la partie visible des nombreuses atteintes à notre environnement, et plus particulièrement au milieu marin.

  

Les causes de ces pollutions sont connues : la Bretagne concentre, sur 6,5% du territoire français, 55% du cheptel porcin français, 34% de la production de volaille, 20% de la production laitière - tout en continuant à épandre de l'azote minéral en excès. La très forte concentration des différentes productions agricoles (et pas seulement porcine) est à l'origine de ces rejets massifs d'azote. Dans le même temps, la Bretagne est l'avant-dernière région de France pour le revenu moyen des paysans et 4 500 emplois dans l'agriculture et l'agroalimentaire y disparaissent chaque année.

  

Cette situation a un impact direct sur des secteurs majeurs de l’économie de notre région (pêche, ostréiculture et tourisme) ; elle pèse lourdement sur les finances publiques (collectivités locales, agence de l’eau Loire-Bretagne) et donc directement sur les usagers ; ces derniers étant aujourd’hui doublement pénalisés par le paiement de nouvelles redevances d’assainissement non collectif pour lutter contre la pollution diffuse de l’eau !

  

La communauté scientifique, à la suite de travaux de longue durée, s’accorde unanimement sur le rôle de l’azote dans la prolifération des algues vertes en Bretagne. Cette conclusion vaut également pour les autres grandes marées vertes dans le monde. Une étude conjointe d'organismes de recherche agronomique et marine a démontré, en 1993, les conditions nécessaires à la prolifération des ulves sur le littoral breton et en particulier les conditions de transfert du nitrate sur les bassins versants bretons. Aujourd'hui, ce sont chaque année 75.000 tonnes d'azote nitrique qui se déversent dans les eaux côtières bretonnes, soit le même ordre de grandeur que les émissions - également excessives - des bassins versants de la Seine ou de la Loire qui sont d’une autre superficie. Ainsi, si l'on considère les surfaces des bassins concernés, les chiffres dépassent tous les records à l'échelle européenne mais aussi sur l'ensemble de l'Atlantique.

  

 Ce phénomène affecte les écosystèmes côtiers et provoque une eutrophisation importante dont le symptôme le plus visible se manifeste par des « marées vertes », accumulation d'ulves s'échouant dans les baies en quantité massive. Ces graves atteintes à l'environnement empêchent un développement durable et solidaire de la Bretagne car elles pénalisent toutes les activités économiques littorales. Elles pénalisent également les collectivités locales, qui subissent des coûts importants de collecte et de transport.

  

De tels préjudices sont la conséquence du non-respect par l'État français de la législation européenne, comme l'a affirmé la Cour administrative d'appel de Nantes qui l’a condamné, le 1er décembre 2009, pour sa responsabilité dans la prolifération des algues vertes en Bretagne. Suite à cet arrêt, l'État aurait dû agir pour que cessent les pollutions. Or, le plan «Algues vertes» lancé au début de l'année 2010 se concentre essentiellement sur le ramassage des déchets et leur traitement, bien plus que sur les causes des pollutions.

  

En outre, seuls deux bassins versants font l'objet d'actions dans le cadre de ce plan en 2011. En repoussant la mise en oeuvre de mesures véritablement efficaces, l'État va à l'encontre de l’intérêt général, de l’environnement, de la santé publique, et des objectifs de l'Union européenne.cliquez sur la carte pour l'agrandir.1400623 baie-plan-algues-vertes

  

C’est pourquoi l’Union régionale Bretagne de la CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) appelle tous les citoyens et consommateurs à signer la présente pétition, pour amener les pouvoirs publics à : 

 

- adopter un véritable plan de lutte contre les algues vertes, étendu à toute la Bretagne et pas simplement limité aux huit baies identifiées dans le SDAGE Loire-Bretagne, où le phénomène est désormais récurrent ;

 

- financer un plan global socialement équitable de lutte contre toutes les sources de pollution diffuse de l’eau et à accélérer l’application de ce plan, afin de parvenir à un bon état de la qualité des eaux littorales bien avant 2017 ;

 

- revenir sur l’assouplissement des normes de rejets azotés récemment approuvé par décret ;

 

- expérimenter de nouveaux critères d’attribution des subventions pour encourager les productions respectueuses de la santé et de l’environnement en Bretagne.

 

 

Merci de bien vouloir retourner la pétition ci-jointe (clic ici)   

complétée et signée à :

l’Union régionale Bretagne CLCV 

15, rue du Bourbonnais 35000 RENNES

  bretagne@clcv.org



N'hésitez pas à faire tourner cette pétition,

Nous vous en remercions par avance.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:20

 

tarif-mutuelle.jpgChoisir sa complémentaire santé en fonction de ses moyens et de ses besoins n’est pas aussi simple que ce qu’en disent les publicités. La CLCV a étudié pour 4 dépenses courantes (honoraires médicaux, frais d’hospitalisation, couronne dentaire, paire de lunettes de vue), les offres de 24 prestataires, pour des couples à 3 âges de leur vie. Pour les comparer, nous avons eu recours aux sites des gros assureurs et groupes mutualistes qu’on ne trouve pas via les comparateurs. Sur ce point, l’enquête met en évidence, comme pour d’autres secteurs, que les comparateurs proposent une offre partielle et dépendante de leur portefeuille.

 

La CLCV pointe surtout l’impossibilité pour un particulier d’avoir accès à l’ensemble des offres de complémentaires-santé et de pouvoir les comparer pour identifier les prestations adaptées à ses besoins. Cette confusion, souvent organisée, est particulièrement dommageable pour le pouvoir d’achat de l’usager car les différentiels de cotisations sont souvent élevés, les types de couverture différents et les prises en charge de certaines dépenses particulières comme les frais dentaires ou l’optique, sont des critères importants lors du choix. Un accès facilité à une offre comparable est devenu indispensable à un moment où le coût des soins augmente.

 

L’enquête souligne enfin que les offres « économiques» ne remboursent par les frais d’honoraires médicaux au-delà du tarif de la sécurité sociale alors qu’il est aujourd’hui impossible, dans certains endroits, de ne pas avoir recours à des spécialistes autres que conventionnés de type 2 avec dépassements d’honoraires ! Cela pose la question de l’actualisation des dépenses à couvrir.

 

Face à cette situation, la CLCV avance des propositions :

  • - La création d’un observatoire des assurances qui permettrait à tout consommateur d’avoir une vision objective de l’offre. Ces offres, dans un second temps, pourraient obéir à des présentations types facilitant leur comparaison et mises en ligne sur un portail d’information gratuit ;
  • -  Repenser les couvertures pour prendre en compte l’évolution des frais réels supportés ;
  •  Conduire une réflexion sur la mutualisation du risque santé à un moment où les professionnels segmentent toujours plus les offres ;
  •  - Un affichage clair par les professionnels de la part des primes/cotisations reversées aux assurés/sociétaires et de la part dédiée aux frais de commercialisation, commissionnement, de gestion….

 Le dossier complet de cette enquête est disponible sur le site de la CLCV (www.clcv.org).  

 

La CLCV publie également aux Éditions Vuibert,

un guide pratique "Conso-Santé" 

guideconsosante400_01.jpg


 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 11:46

 

Encore quelques jours pour envoyer l'enquête complétée.....

 

Le 5 octobre 2010, le ministre de la Santé avait annoncé que 2011 serait l’année des patients et de leurs droits.

La CLCV compte bien se faire entendre pour défendre les droits des consommateurs et mettre en avant les carences du système en matière de prévention, de prix de la santé, mais également d’information, de choix, de respect de la personne…

Cliquez ici pour télécharger cette enquête

En répondant à ce questionnaire, vous contribuerez à cette action.

 

Veuillez nous la renvoyer par courrier 

– Enquête santé – 59, Bd Exelmans 75016 Paris

 

Merci d’avance pour votre participation

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bretagnerose2CLCV BRETAGNE est un maillon du réseau national. C'est 20 associations à la disposition des citoyens de cette région, riche de 3,12 millions d’habitants. Présente sur tous les fronts, tant dans la résolution des litiges concernant le logement, la consommation et le cadre de vie, elle est aussi force de proposition dans de multiples commissions consultatives ou décisionnelles de niveau régional, départemental et local

 

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